30/12/2011 IM MORTEM

 

DANS LE COULOIR

 

On y rentre un jour, contraint et forcé

Ce sont nos enfants qui l'ont décidé

Ils nous ont inscrits et rien demandé,

Ils habitent trop loin pour nous surveiller...

 

La maison de retraite, c'est pas la fête,

Tous les résidents perdent la tête

Et ils dorment toute la journée,

Ils semblent souvent être fatigués.

 

...........

 

Mais comment passer son temps à 100 ans ?

Je ne vois plus clair, je n'ai plus de dents...

Je ne comprends rien de ce qu'ils me disent,

J'ai beaucoup de mal pour rester assis.

 

Pourtant je reste là des heures entières,

Ne voyant que ma fin, au cimetière.

Je fais souvent semblant de bien dormir,

Mais quand viendra-t-il, mon dernier soupir ?

 

Notre bon dieu est-il équitable ?

Ou n'est-il pas parfois un vrai diable !

Voilà encore quelques questionnements

Qui s'ajoutent un peu plus à mes tourments.

 

Me voilà maintenant presque aveugle

Alors à quand l'ouverture du cercueil,

pour un dernier voyage au cimetière

Et écouter une dernière prière.

 

JMC le 30/12/2011 

 

 

 

 

 

Commentaires (1)

1. catherine 15/01/2012

mon dieu que c'est triste de vieillir quand on n'est pas heureux quand on manque de tout, quand on attend... c'est une belle poésie pleine d'humanité et je t'en félicite.

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